Pour les emplois familiaux en transparence, contre les emplois fictifs

Vous le savez, je n’ai pas l’habitude de la langue de bois.

Donc avec transparence et responsabilité, j’ai accepté de répondre à toutes demandes des médias régionaux et nationaux sur le thème des emplois familiaux.

J’ai également, à la demande du journal le Drenche, journal de débats créé par des citoyens, signé une tribune pour défendre mon point de vue : Pour les emplois familiaux en transparence, contre les emplois fictifs.

La voici : Voir le débat

https://ledrenche.fr/2017/02/assistants-parlementaires-famille-1059/

« L’actualité nous plonge dans un débat très restrictif :

Pour ou contre les emplois familiaux ?

La vraie question est : comment lutter contre les emplois fictifs, contre les petits arrangements entre amis ?

Comme d’habitude, les élus ont réagi dans l’urgence de sollicitations médiatiques, de communication destinée à rassurer et à aller dans le sens de l’opinion publique. Ils ont, sans argumentation de fond et parfois avec démagogie, affirmé la nécessité de légiférer pour interdire les emplois familiaux pour les parlementaires.

Mais avec beaucoup de pudeur, aucun n’a abordé l’emploi des amis politiques, des militants, le degré de lien familial, le périmètre des recrutements (au Parlement, dans les administrations…)

Cette urgence à s’offrir une bonne image élude la vraie problématique : l’éthique en politique et la transparence.

Le citoyen mérite mieux que des poncifs et des bonnes intentions car il réclame d’abord de la déontologie, des actions et des preuves.

Si j’ai été sollicité par le Drenche, c’est parce que j’emploie mon épouse à mi-temps dans le cadre d’un emploi d’assistante parlementaire.

Dès le début de son contrat, elle a figuré sur mon blog dans la description de mon équipe. Elle est également dans le trombinoscope des collaborateurs du Sénat. Ses missions sont transparentes, son salaire l’est également.

Compte-tenu de la défiance des citoyens vis-à-vis des élus (dont les causes sont multiples : affaires, décalage des gouvernants par rapport à la vraie vie, cumul des mandats, opacité de la gestion des deniers publics, professionnalisation de la politique…), j’ai toujours affirmé que la transparence de nos mandats doit être une nécessité absolue.

Quel que soit le collaborateur, une fiche de poste, des process d’organisation et de validation sont obligatoires comme au sein d’une entreprise, à fortiori car il s’agit de deniers publics.

L’évaluation par un tiers est également une preuve de la réalité des emplois (qu’ils soient ou non familiaux). C’est pourquoi en février 2016, j’ai débuté une évaluation de mon cabinet parlementaire par l’AFNOR dans le cadre de la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) avec une volonté totale de transparence et une mise en débat sur le thème des … emplois familiaux.

Il y a donc urgence à se poser, à repenser le monde politique avec les associations citoyennes, à l’ouvrir à la société civile dont il s’est éloigné, le mettre en débat mais aussi en contradiction avec des tiers. Dans un climat serein pas dans la précipitation d’une affaire.

Le chemin sera long mais il est obligatoire car preuve d’une bonne santé de notre démocratie. »