L’ÉQUIPE

Collaborateur parlementaire :

Lutter contre le « flou » qui se cache derrière cet intitulé

     Collaborateur (trice), assistant(e), attaché(e)… trois termes pour un point commun : ils maintiennent un contexte flou alors que les missions font appel à une palette de métiers qu’il faut reconnaître.
Je pense qu’il est urgent de jouer la carte de la transparence sur cette profession dans un double objectif : le respect des membres de cabinet parlementaire dont l’image a été salie et l’explication de leurs missions auprès des citoyens.

Comment jouer cette carte de la transparence ?

1/ Par la connaissance de la palette de métiers et d’expertise des membres de cabinet parlementaire et leur reconnaissance
Je propose donc que les membres des cabinets parlementaires soient identifiés à partir de leurs compétences et de leurs missions comme au sein de toutes les entreprises ou des cabinets de collectivités, de préfectures, de ministères… Avec une fiche de poste obligatoire et des entretiens d’évaluation annuels…
« Qui fait quoi ? »
En effet, de l’assistant – qui gère les invitations, les courriers, les visites du sénat ou de l’assemblée, les réservations de transports… – au directeur de cabinet – responsable de la stratégie, des relations avec les Ministères, les élus… – en passant par les juristes – qui à l’assemblée Nationale ou au Sénat assument le conseil juridique, la rédaction des amendements, des propositions de loi… – les chargés de communication, les chargés de mission – pour les collaborateurs qui assument plusieurs missions transversales – l’intitulé cache des expertises et des métiers différents.
Le respect d’un collaborateur passe obligatoirement par la reconnaissance de ses compétences et de sa valeur métier. C’est la base du management.

-2/ En évaluant réellement le travail effectué par les membres des cabinets parlementaires
Je propose une évaluation obligatoire du travail, effectué par des organismes tiers indépendants qui analysent l’adéquation des salaires au temps de travail et à la mission. Dans le cadre de l’évaluation Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) de mon cabinet parlementaire en septembre dernier, l’évaluateur de l’AFNOR Certification a effectué pour chaque membre de mon cabinet cette identification des missions, ainsi que les process d’organisation, de validation… Le tout assorti d’une évaluation du résultat avec des auditions des parties prenantes : élus, chefs d’entreprises, organismes… qui a permis de constater l’efficience de nos modes de travail et d’ouvrir des pistes d’amélioration.
Je persiste et je signe : l’évaluation d’un travail parlementaire est possible. C’est d’ailleurs, selon moi, la seule preuve pour le citoyen qu’un emploi n’est pas fictif. Je vais initier, comme j’ai l’habitude de le faire, un travail de co-construction d’un texte pour offrir un cadre. Autour de la table, membres de cabinet parlementaire, associations et syndicats de membres de cabinet parlementaire, sénateurs et députés, administration, associations de citoyens…
Et proposer après les élections à mes collègues sénateurs et députés de signer une charte « mon collaborateur a un métier ».

Henri CABANEL, 58 ansIMG_4743_copy_ws1030865041

Sénateur de l’Hérault 

« Un bon élu est celui qui garde sa capacité de révolte »

Son regard ne se dérobe jamais. Car de son arrière-grand-père (maire d’Abeilhan à la fin des années trente), de son grand-père et de son père, tous viticulteurs, il a reçu en héritage la terre, le métier et le respect de la parole d’homme.

Et ne dites surtout pas à Henri Cabanel que le mot valeur est galvaudé !

Cela le choque profondément car lui y croit ! Ce sont précisément ses valeurs qui lui font retrousser ses manches : « à 24 ans, on m’a demandé de faire partie de l’équipe municipale de Servian. Une fois élu, j’ai commencé à dire ce que je pensais, ça n’a pas toujours plu ! »

Il préfère alors s’investir dans la vie associative. Il devient président de la cave coopérative et là encore n’hésite pas à affirmer ses convictions : « parfois pour l’intérêt général, on doit aller au bout en s’opposant même à ses amis politiques. C’est le prix à payer pour garder son honnêteté morale. Pour moi, un bon élu est celui qui garde sa capacité de révolte. Il faut être honnête, disponible et bosseur ! ».

Et ces trois qualités, Henri Cabanel les a rencontré enfant. Dès son plus jeune âge, le jeudi, il va dans les vignes et se souvient encore de ce qui l’a poussé à devenir viticulteur « l’odeur de la terre, l’odeur des saisons, celle de la sève. J’ai toujours su que je voulais faire ce métier même si ma mère, fille et épouse  de viticulteur a tout fait pour m’en dissuader ! ». Car sa mère sait la dureté des journées dans les champs. « Aujourd’hui même si la mécanique a allégé les travaux, rester paysan est un combat. Car la crise touche toujours les métiers de l’agriculture et il faut se battre et faire preuve d’audace pour résister ».

A la fois réservé (il n’aime pas se mettre en avant) et «  grande gueule » (« personne ne peut m’empêcher de dire ce que je pense »), Henri Cabanel est élu conseiller général du canton de Servian en 2003 lors d’élections partielles. II endosse en 2011, la casquette de vice-président du Conseil général, chargé de l’agriculture, de la pêche, de la conchyliculture, des ports et de la forêt. Une mission large, entre terre et mer, qui lui permet de mettre en place une méthode : le terrain toujours le terrain, avec des objectifs et des résultats qu’il quantifie et analyse. Et va toujours inlassablement, à la rencontre des métiers et des hommes.

Aujourd’hui, le viticulteur s’est fixé un nouveau défi : « j’ai envie de redonner confiance en l’élu. Etre aussi une vraie courroie de transmission entre les élus locaux et le Sénat pour porter la voix des territoires au national. Dialoguer, expliquer et convaincre… ». Car cet homme là n’est pas du genre à éluder le débat.

Sénateur, il le sera à 100%. Dès son élection, il a démissionné du  Conseil général pour se consacrer pleinement à son mandat de parlementaire. Il en avait donné sa parole.

 

DANS L’HÉRAULT

 

Florence COMBES-BOULARD, 52 ans

Directrice de cabinet à temps complet

Ancienne Directrice de la communication du Département de l’Hérault, elle est chargée de la stratégie, du management des projets,  de tous les dossiers concernant l’Hérault, des relations  avec les cabinets ministériels, des relations avec les élus et les entreprises, de la communication et de la relation avec les médias, de la rédaction de questions écrites/orales au Gouvernement

 

Samira ERRIK, 33 ans

Assistante parlementaire à mi-temps

Cette assistante administrative a rejoint le cabinet parlementaire le 1er septembre 2017. Elle a été responsable qualité dans une entreprise. Elle est chargée de toute la gestion administrative : visites du Sénat, courriers, invitations, comptabilité…

 

AU SÉNAT

 

Juriste à temps partiel (en cours de recrutement)

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