Après les inondations, une journée en remontant l’Orb de Valras-Plage au Bousquet d’Orb (Vendredi 5 décembre 2014)

Première étape : une rencontre avec les élus de Valras-Plage. Les chantiers successifs réalisés depuis 30 ans (les premiers brise-lames ont été installés en 1984) montrent leur efficacité. Réalisés avec des aides des différentes collectivités locales, les multiples ouvrages prouvent que des solutions existent.

Les élus souhaitent mon intervention sur une dernière tranche de muret anti-inondations.

La DREAL que j’ai donc saisi sur ce dossier, consciente de l’exemplarité de cette démarche concertée qui a montré son efficacité, va accélérer les procédures d’autorisation pour que les financements programmés puissent être honorés.

En route ensuite vers Sauvian où les dégâts sont visibles au Camping

Le directeur nous y attend en bottes. Car la boue a tout envahi: bureaux, sanitaires…

En 2011, le site avait déjà connu une inondation mais en novembre 2014 l’eau est montée à 20 centimètres supplémentaires : résultat, de la boue jusqu’à 1,5 mètre de haut.

Il faudra des jours de nettoyage pour assainir les murs et les matériels. Heureusement, les caravanes ont pu être sauvées car jusqu’à 4 heures du matin, le directeur et les salariés du camping les ont conduites sur une partie haute du terrain.

Les interrogations fusent : pourquoi n’y a-t-il pas de système d’alarme ? Comment assumer deux sinistres en si peu de temps ?

Je téléphone au sous-préfet de Béziers pour échanger au sujet de la procédure de catastrophe naturelle, indispensable pour pérenniser l’activité de l’entreprise

Au Bousquet d’Orb, je rencontre des agriculteurs qui ont perdu de grosses parties de leur vergers : des pommiers dévastés par les eaux, des vignes dont on ne voit plus que les extrémités car les pieds sont ensevelis sous le limon.

Mais ils gardent l’espoir, ne veulent pas baisser les bras, réconfortés par l’élan de solidarité des villageois qui vont venir nettoyer les vignes durant le week-end.

Le président de la SICA du Carroux s’interroge sur l’avenir de la coopérative : comment répondre à lademande alors que la production future est dévastée ?

Tous évoquent la police de l’eau qui les soumet à des règles strictes : nettoyage des abords de cours d’eau uniquement par les riverains.

Je vais donc participer à une réunion avec la FDSEA 34, la Chambre d’Agriculture, la DDTM,  pour échanger sur cette problématique.