La démocratie bafouée

Fermer, il n’y a plus rien à voir…

C’est un peu le message que nous avons reçu en pleine figure le mercredi 1er décembre lors du débat budgétaire au Sénat… Les sujets étaient, il est vrai, peu importants : les collectivités territoriales et l’agriculture !

Après les 4 heures d’échanges imparties à la mission agriculture, les groupes politiques, faute de temps, ont décidé d’interrompre l’examen du texte. Exit nos 80 amendements, privés de débat.

Cela ne pourrait être qu’un cas isolé… Mais rajouté à la procédure du 49.3, cela relève d’un véritable déni de démocratie.

Dans un contexte exacerbé de défiance des citoyens envers les élus et plus particulièrement les parlementaires, cela nous oblige à un changement urgent de méthode.

Dans notre volonté d’envisager une sixième république, il faut s’atteler à ce chantier : réorganiser le travail parlementaire.

Tout d’abord, limiter les textes de loi, souvent conçus en urgence. Ces textes d’opportunité, souvent d’opportunisme, se veulent un sparadrap pour soigner un mal plus profond.

Avoir une véritable culture prospective pour anticiper et ne pas subir (exemple, la crise de l’énergie)

Prendre plus de temps pour l’évaluation des politiques publiques

Former les élus à la stratégie pour clarifier les actions

Sensibiliser les citoyens aux missions des institutions et des élus ainsi qu’aux valeurs de la République

Il est urgent de se ressaisir pour garder l’enjeu principal : l’intérêt général.

 

 

 

 

 

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